cran


cran

cran [ krɑ̃ ] n. m.
• fin XIIIe; cren XIe; déverbal de créner
I
1Entaille faite à un corps dur et destinée à accrocher, à arrêter qqch. 1. coche , encoche, entaille. Les crans et les dents d'une crémaillère. Munir de crans. cranter. Hausser d'un cran les taquets d'une étagère.
(1672) Fig. degré. Monter, hausser; baisser d'un cran : passer à qqch. de supérieur, d'inférieur ( augmenter, diminuer) . Avancer, monter d'un cran dans une situation. Un cran plus haut, plus bas.
2Spécialt Entaille où s'engage la tête de gâchette d'une arme à feu. Crans de l'abattu, de l'armé, de sûreté.
Couteau à cran d'arrêt : couteau pliant dont la lame ne peut se replier que par l'action d'un mécanisme. Abusivt Couteau dont l'ouverture de la lame est commandée par un mécanisme. Voyou armé d'un couteau à cran d'arrêt.
3Entaille servant de repère. Cran de mire (d'une arme à feu). L'œilleton a le même usage que le cran de mire. Imprim. Entaille faite sur le côté d'une lettre pour que le compositeur puisse la placer dans le bon sens. Le côté du cran.
4Trou servant d'arrêt dans une sangle, une courroie. « Il serra sa ceinture d'un cran » (Mac Orlan).
5Ce qui forme comme une entaille, un repli. Géogr. Le cran d'Écalles (dépression d'une falaise). — Cour. Forme ondulée donnée aux cheveux. Le coiffeur lui a fait un cran. cranter.
II(Abstrait)
1(v. 1900) Fam. audace, courage, énergie; fam. culot, estomac. Il a du cran. Elle ne manque pas de cran. Avoir le cran de refuser.
2(1880) Être à cran, prêt à se mettre en colère. ⇒ exaspéré (cf. À bout de nerfs).

cran nom masculin (de créner, du gaulois crinare) Entaille faite dans un corps dur pour en accrocher un autre ou servir d'arrêt ; trou servant d'arrêt dans une ceinture, une courroie. Courbe dessinée par une mèche de cheveu. Entaille servant de point de repère faite en bordure des pièces d'un vêtement à assembler ou d'une chaussure en cours de fabrication. ● cran (expressions) nom masculin (de créner, du gaulois crinare) Avancer, monter ou descendre, baisser d'un cran, passer à quelque chose de supérieur ou d'inférieur ; gagner ou perdre en importance, en force, etc. Couteau à cran d'arrêt, couteau pliant que l'on ne peut fermer qu'en tirant en arrière le ressort qui le tient ouvert. (On dit aussi familièrement un cran d'arrêt ou, dans la langue populaire, un cran.) Cran de mire, échancrure pratiquée sur la hausse, et qui avec le guidon détermine la ligne de mire. Cran de sûreté, cran qui a pour objet, en calant la gâchette d'une arme, d'empêcher le départ du coup. Familier. Se serrer d'un cran, se mettre un cran (à la ceinture), se priver, se modérer. ● cran nom masculin (de cran) Familier Sang-froid, maîtrise de soi, fermeté : Montrer du cran.cran (expressions) nom masculin (de cran) Familier À cran, les nerfs à cran, dans un état d'irritation qu'on a peine à maîtriser. ● cran (synonymes) nom masculin (de cran) Familier Sang-froid, maîtrise de soi, fermeté
Synonymes :
- fermeté
Contraires :
- lâcheté

cran
n. m.
d1./d Entaille faite dans un corps dur pour accrocher ou arrêter qqch. Couteau à cran d'arrêt.
d2./d Trou d'une courroie, servant d'arrêt. Serrer son ceinturon d'un cran.
d3./d Ondulation donnée à la chevelure. Se faire des crans.
d4./d Fig. Monter, baisser d'un cran: passer à un degré supérieur, inférieur. Il monte d'un cran dans mon estime.
d5./d Fam. énergie, courage. Avoir du cran.

I.
⇒CRAN1, subst. masc.
I.— [Ce qui sert à fixer, à arrêter]
A.— Entaille pratiquée dans un objet dur, pour y accrocher ou y retenir quelque chose. Roue à crans. La pédale [de la harpe] s'abaisse de un ou deux crans (GEVAERT, Traité instrument., 1885, p. 76).
1. TECHNOL. Les crans d'une crémaillère. Entailles successives qui permettent d'accrocher ou d'arrêter à des hauteurs différentes ce qu'on y suspend.
2. ARM. Entaille où s'engage pour y être arrêtée momentanément, la tête de la gâchette d'une arme.
Cran de l'armé. ,,Qui sert à maintenir le chien au bandé dans la manœuvre de la culasse mobile`` (LEDIEU, CADIAT, Nouv. matér. naval, 1890, p. 304).
P. ext., arg. Position. Cran, cran d'arrêt. Couteau à cran d'arrêt.
Au fig., arg. milit. Mettre le chien du fusil au cran du repos. ,,Dormir`` (DELVAU, Dict. lang. verte, 1866, p. 252).
Cran. Jour d'arrêt, de prison. Biter des crans. Écoper des jours de consigne. P. anal., arg. scol. Jour de retenue.
P. ext. Jour. Cran de perme. Jour de permission.
B.— Trou (d'une série) servant à fixer. Crans d'une ceinture. Trous successifs où on peut engager l'ardillon de la boucle, qui permettent de serrer ou de desserrer la ceinture :
1. Nous avions treize, quatorze ans, l'âge du chignon prématuré, de la ceinture de cuir bouclée au dernier cran, du soulier qui blesse.
COLETTE, La Maison de Claudine, 1922, p. 173.
P. ext., fam. Se mettre un cran, se serrer d'un cran. ,,Se priver de, ne pas manger à sa faim`` (DELVAU Suppl. 1972). On lâche sa ceinture d'un cran quand on a trop mangé. On la serre d'un cran quand on a faim (VIRMAITRE, Dict. arg. fin-de-s., 1894, p. 186).
C.— Loc. fig.
1. [Avec des verbes comme monter, baisser, descendre, etc.]
a) Degré. Ne pas se relâcher d'un cran. Le chignon est descendu d'un cran sur la nuque (BAUDEL., Curios. esth., 1867, pp. 333-334). Elle obéit à la loi des ans et au déclin des saisons. Elle baissa d'un cran (SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. 5, 1863-69, p. 430) :
2. Je me couchai, mais la présence de l'édredon, (...) en mettant mon attention à un cran où elle n'était pas à Paris, m'empêcha de me livrer au traintrain habituel de mes rêvasseries.
PROUST, Le Côté de Guermantes 1, 1920, p. 84.
Degré, niveau du moral, de la santé (en parlant d'une personne, de l'économie). Baisser, descendre d'un cran. S'altérer, s'affaiblir. Avoir la santé baissée de deux crans (SAINTE-BEUVE, Corresp., t. 3, 1818-69, p. 88) :
3. Depuis trois siècles, l'Espagne, tombant d'un cran à chaque règne, expie l'horreur de ses guerres et l'irrégularité de ses conquêtes.
PROUDHON, La Guerre et la Paix, 1861, p. 224.
b) Rang d'importance (dans la, une société, une hiérarchie). Avancer, monter d'un cran, hausser d'un cran. Faire passer, passer à quelque chose de supérieur, gagner en importance. Baisser, descendre d'un cran. Faire passer, passer à quelque chose d'inférieur. Être d'un cran supérieur à (qqn). Élever d'un cran dans l'échelle, dans la hiérarchie sociale (synon. échelon). Descendre d'un cran vers l'abîme :
4. [Gervaise] lavait à la journée, au lavoir de la rue Neuve; patauger, se battre avec la crasse (...) ça marchait encore, ça l'abaissait d'un cran sur la pente de sa dégringolade.
ZOLA, L'Assommoir, 1877, p. 729.
2. Arg., vx. Lâcher (qqn, qqc.) d'un cran. Quitter brusquement. Mourir, c'est lâcher la vie d'un cran (VIRMAITRE, Dict. arg. fin-de-s., 1894, p. 157).
II.— P. anal.
A.— [P. anal. de forme] Repli.
1. Usuel, MODES. Ondulation de la chevelure, pouvant être naturelle ou due à l'action d'un peigne, d'un fer ou d'une mise en plis. Pour celles qui aiment les cheveux mi-longs au carré : du flou assez étoffé, des boucles et des crans mais sans dessin trop marqué (Votre Beauté, mars 1975, p. 102).
2. Emplois techn.
a) GÉOL. Roche stratifiée. Des crans de tuf (BÉL. 1957).
b) MINES. Cran de retour. Faille, accident qui sépare la partie en place de celle qui lui est superposée par charriage (LAPPARENT, Abr. de géol., 1886, p. 408) :
5. Les recherches souterraines sont en outre nécessaires dans (...) le cas d'un dérangement du gîte qui s'interrompt subitement (...). Une pareille disposition porte le nom d'accident, rejet ou cran.
J.-N. HATON DE LA GOUPILLIÈRE, Cours d'exploitation des mines, 1905, p. 43.
B.— [P. anal. de fonction] Point de repère, marque.
1. Entaille pratiquée dans un objet pour servir de marque.
a) IMPR. Encoche pratiquée sur la hauteur typographique du caractère pour permettre à l'ouvrier compositeur de vérifier que la lettre est placée dans le bon sens (d'apr. CHAM. 1969). Le cran est destiné à le guider [l'ouvrier] rien qu'au toucher sans avoir à regarder l'œil de la lettre (VALOTAIRE, Typogr., 1930, p. 22).
b) COUT. Encoche faite aux ciseaux pour servir de repère. On fait une couture d'un cran d'ouverture à l'autre (A. GENDRON, Le Métier de tailleur, culottières, 1927, p. 18).
c) Dans le commerce de l'aliment., des boissons, etc.
Encoche marquant la quantité vendue à un client.
Faire un cran. Marquer le nombre de pains que prenait à crédit le client par un cran sur un morceau de bois appelé taille (d'apr. FRANCE, 1907).
P. ext., arg. Note marquée.
P. ext. Marque sur une bouteille pour indiquer la quantité versée.
P. méton., vx. Petit verre, consommation prise sur le comptoir. Le cric (machine) est divisé en deux crans (d'arrêt), comme la bouteille de cric (eau-de-vie) se partage en crans (petits verres) (LARCH. Suppl. 1880, p. XXVII).
Rem. Selon LARCH. Suppl. 1883, p. 47, le sens de « consommation » se référerait à l'usage de marquer les consommations comme les pains vendus à crédit.
d) [Dans une maison de prostitution] Marque portée sur une ardoise en face du nom d'une fille, pour compter le nombre de ses « passes » (d'apr. ESN. 1966).
2. ARM. Cran de mire. Point de repère sur les bouches à feu, qui, en association avec l'œilleton, sert à définir la ligne de mire ou de visée de l'arme. La hausse (d'un fusil) présente plusieurs crans de mire fixes et un cran mobile (LEDIEU, CADIAT, Nouv. matér. naval, t. 1, 1980, p. 325).
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. XIe s. cr(e)ns (RASCHI Blondh., p. 271); XIIIe s. [date ms.] cren « entaille, encoche » (CHR. DE TROYES, Chevalier charrette, var. ms. Vatican, éd. W. Foerster, 7098); fin XIIIe-début XIVe s. cran (Renart, V, 100, var. ms. B, éd. Martin, t. 3, p. 149); 2. a) 1672 « entaille délimitant les dents d'une pièce dentelée » d'où au fig. « degré » baisser d'un cran (LA FONTAINE, Virelai sur les Hollandois, 16, éd. A. Régnier, Œuvres, t. 7, p. 433); b) 1676 monter d'un cran (Mme DE SÉVIGNÉ, Lettres ds SOMMER Sévigné); c) 1880 à cran « exaspéré » (au cran du plus haut degré, en état de tension extrême) (BRISSAC, Souv. prison et bagne, p. 44); 3. 1879 arg. milit. « jour de punition » (p. allus. à l'entaille faite pour marquer quelque chose) (31e d'Artillerie au Mans d'apr. ESNAULT, Notes inéd., 1956). Déverbal de créner. Bbg. Archit. 1972, p. 202. — GOHIN 1903, p. 349. — GOTTSCH. Redens. 1930, p. 205.
II.
⇒CRAN2, subst. masc.
A.— Fam. Haut degré d'endurance, de courage, d'énergie. Avoir du cran; avoir le cran de. Synon. très fam. avoir de l'estomac, ne pas manquer d'air. Question de volonté, de cran (BERNANOS, Journal curé camp., 1936, p. 1247).
SYNT. Montrer du cran, retrouver son cran; avoir un cran de fer, formidable, qui provoque l'admiration; avoir le cran nécessaire pour.
B.— [Dans des syntagmes verbaux] Degré d'énervement ou de colère.
Fam. Mettre à cran. Fâcher, tourmenter. Elle va encore mettre Chevestre à cran par des questions tendancieuses (COLETTE, Duo, 1934, p. 124). Être, se mettre à cran; avoir les nerfs à cran. Être à bout, avoir les nerfs à fleur de peau.
Pop. Piquer son cran. Se mettre ou être en colère. Avoir, bouffer son cran. Être en colère.
Prononc. et Orth. Cf. cran1. Étymol. et Hist. 1914 (Int. des Ch., LXXII, 27° ds ESN. Poilu, p. 181). De cran1 exprimant l'aptitude à un état de tension.
STAT. — Cran1 et 2. Fréq. abs. littér. :170.
BBG. — SAIN. Lang. par. 1920, p. 138, 195.

1. cran [kʀɑ̃] n. m.
ÉTYM. Fin XIIIe; cren, XIe; déverbal de créner, au sens anc. de « entailler ».
1 Entaille que l'on fait à un corps dur et qui sert à accrocher, à arrêter qqch. 1. Coche, encoche, entaille. || Les crans et les dents d'une crémaillère. || Hausser d'un cran les taquets d'une étagère. || Pratiquer des crans. Cranter.
2 (1672). Dans des loc., précédé de d'un.Fig. Degré.Monter, hausser; baisser, descendre d'un cran, passer à qqch. de supérieur, d'inférieur. Augmenter, diminuer. || Son esprit, sa fortune, sa santé a baissé d'un cran. || Avancer, monter d'un cran dans une situation, un emploi… || Il faudra qu'il baisse d'un cran, qu'il le prenne de moins haut.
1 (…) le Chevalier est bien enragé de n'être point brigadier : (…) après ce qu'il fit l'année passée, il méritait bien de monter d'un cran.
Mme de Sévigné, 510, 4 mars 1676.
2 Du reste, que j'aie abandonné les échecs, ou qu'en jouant je me sois remis en haleine, je n'ai jamais avancé d'un cran depuis cette première séance.
Rousseau, les Confessions, V.
3 Techn. Entaille où s'engage la tête de gâchette d'une arme à feu. || Les crans maintiennent la tête de gâchette dans une certaine position. || Crans de l'abattu, de l'armé, de repos, de sûreté. || Crans d'un fusil, d'un revolver.
Dispositif retenant la lame d'un couteau pliant. || Couteau à cran d'arrêt, de sûreté.
3 (…) chaque fois que le ressort commençait à être bien bandé, crac, il échappait au cran d'arrêt (…)
Martin du Gard, les Thibault, t. IV, p. 179.
4 On entendit le claquement sec des crans de sûreté des couteaux ouverts tout d'un coup.
P. Mac Orlan, la Bandera, VII, p. 81.
Par métonymie. || Un cran d'arrêt, couteau muni de ce dispositif.
4.1 (…) il se battait, sauvage, admirable, sa main unique armée d'un cran d'arrêt ouvert brusquement dans sa poche.
Jean Genet, Journal du voleur, p. 133.
4 Entaille servant de repère. || Cran de mire (d'une arme à feu), servant à déterminer avec le guidon la ligne de visée. || Cran de mire mobile, sur curseur. || L'œilleton a le même usage que le cran de mire.
Imprim. (Correspond au sens mod. de créner). Entaille, cannelure faite sur le côté d'une lettre pour que le compositeur puisse la placer dans le sens convenable. || Le côté du cran.
Couture. Entaille pratiquée au ciseau en bordure d'une pièce, servant de repère.
Spécialt. Encoche marquant une dette, une quantité vendue.
5 Trou servant d'arrêt dans une sangle, une courroie. || Passer l'ardillon d'une boucle dans un cran. || Les crans d'une ceinture.Fig. Serrer sa ceinture d'un cran : se priver. || Lâcher une courroie d'un cran.Fig. Lâcher d'un cran. Abandonner, lâcher, planter ().
5 Il serra sa ceinture d'un cran et se dirigea vers la table (…)
P. Mac Orlan, la Bandera, XVI, p. 191.
6 Ce qui forme comme une entaille, un repli. Géogr. || Le cran d'Écalles (dépression d'une falaise).Géol. Faille de charriage.Roche stratifiée.
Techn. Défaut du métal.
7 Cour. Forme ondulée, très marquée, donnée aux cheveux. Ondulation; boucle. || Le coiffeur lui a fait un cran, des crans (→ Pli : mise en plis).
8 (1879; p.-ê. de cran d'arrêt). Argot milit. || Il lui a collé deux crans, deux jours de prison, de salle de police (→ Pain). Argot scol. Vx. || Jour de cran, de retenue.
6 La « Jalousie de l'Adjudant » évoquait une cour de caserne où Lécurou, levant quatre doigts de la main droite, semblait adresser une furieuse semonce au zouave déjà vu sur l'image précédente; la scène était brutalement accompagnée de cette phrase d'argot militaire : « Quatre crans ! »
Raymond Roussel, Impressions d'Afrique, p. 14.
DÉR. 2. Cran, craner, cranter, créneau.
————————
2. cran [kʀɑ̃] n. m.
ÉTYM. 1900; 1880, à cran; de 1. cran, dans des emplois comme serrer d'un cran,cran exprime la tension.
1 Fam. Audace, courage, énergie; culot, estomac. || Avoir du cran. || Il ne manque pas de cran. || « Le cran et le sang-froid hors de pair dont il a fait preuve » (Lyautey, Paroles d'action, p. 336).
1 (…) on m'a accusée de ce que je n'avais pas fait, de ce que je n'aurais peut-être jamais eu le cran de faire (…)
Martin du Gard, les Thibault, t. VI, p. 25.
2 (…) ceux qui ont le cran de dire « non » doivent être peu nombreux (…)
Martin du Gard, les Thibault, t. VII, p. 182.
2 (1880). À cran : prêt à se mettre en colère. Exaspéré, irritable; bout (être à). || Avoir les nerfs à cran (→ Être à bout de nerfs).
3 (…) quand Mme Clemeau, une fois par semaine aussi, donnait un coup de gueule, le patron se faisait le complice de la bande, feignait même d'avoir très peur pour faire rire et marmonnait in petto avec une drôlerie voulue : « La patronne est à cran ! »
Jacques Laurent, les Bêtises, p. 383.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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